Mission solidaire #2 : 10 jours dans une ferme en Patagonie chilienne

POSTED BY   Christelle
29 avril 2018
cover photo patagonie

Notre deuxième mission solidaire s’est déroulée en Patagonie chilienne… à la ferme ! Nous avons eu la joie d’être émergés dans la famille de Karina et Rody durant 10 jours, temps pendant lequel nous avons appris le fonctionnement de la ferme et notamment celui de l’élevage des poules. On vous en dit plus dans cet article !

L’importance de l’estancia 

Que vous soyez côté argentin ou côté chilien, vous savez que vous êtes en Patagonie lorsque vous entendez parler de l’estancia. L’estancia c’est une sorte de ranch de campagne, souvent isolé des villes, villages et bords de route, en pleine nature. Ces grandes fermes sont généralement tenues par des générations de famille qui se succèdent. Les gérants ou simplement les personnes qui y travaillent au quotidien sont appelées les « gauchos ». Ils ont souvent un béret et de grandes bottes.
Ces ranchs ont, pour la plupart, des chevaux, à l’état semi-sauvage, en cours de dressage, ou déjà domestiqués. Encore aujourd’hui, même si c’est de moins en moins fréquent, des « gauchos » partent sur les terres reculées de la Patagonie pour capturer les chevaux sauvages. C’est certes l’animal que l’on trouve le plus fréquemment mais vous pouvez tout autant trouver des estancias qui font plutôt office de grandes fermes. Vous aurez alors une variété d’animaux de la ferme représentés : cochons, poules, moutons, brebis etc. S’ils ont des chevaux, les estancias proposent souvent des ballades pour les visiteurs ou les utilisent pour aller chercher leurs troupeaux. Les autres animaux servent à la laine ou aux produits alimentaires. Quant à nous, la ferme dans laquelle nous avons travaillé n’avait pas de chevaux. L’activité principale était l’oviculture. Avec un troupeau de plus de 3 000 moutons, Rody et Karina vivaient de la vente de laine et de viande. En activité secondaire, 500 poules leur permettaient de vendre chaque semaine plus de 1 500 œufs, ce qui leur assurait un bon revenu complémentaire.

Notre volontariat en Patagonie chilienne

Mais quel était notre rôle dans tout ça ? Alors déjà, nous voulions à un moment de notre voyage être en immersion dans une famille pour mieux comprendre la vie quotidienne locale. Vu l’importance des estancias en Patagonie et notre intérêt également pour comprendre le fonctionnement de ces grandes fermes, nous avons trouvé le combo-gagnant en allant chez Rody et Karina. Ce jeune couple déjà parents de 3 enfants rayonnants nous ont accueilli les bras ouverts et nous nous sommes immédiatement sentis membres de la famille. Parents, trois enfants, 3 000 moutons, 500 poules, 4 chiens, des chats à gogo… vous vous en doutez un coup de main n’est jamais de trop ! Ils nous ont donc confié à 100% la gestion des poules ! Au programme, se lever chaque matin à 7h, charger les chariots de nourriture puis aller remplir les tranchées des deux poulaillers. Et le matin, tous les animaux ont faim et pas que les poules ! Nous donnions donc le biberon à deux jeunes brebis, ainsi qu’aux chats et chiens de la ferme. Cela nous prenait entre 1h et 1h30. Ensuite, nous faisions quelques tâches ménagères dans la maison. Nous nous sommes aussi occupés un peu des enfants en jouant avec eux et en leur donnant un cours de français ! Vers 15h, nous repartions aux poules pour environ 2h cette fois. Au programme, le ramassage des œufs, puis le tri, puis le lavage des œufs et ensuite la mise en palette pour qu’ils soient prêts pour la vente hebdomadaire en ville du jeudi.

Notre expérience

Nous avons adoré aider la famille de Karina et Rodi ! En peu de temps nous avons créé des liens amicaux – qui s’expliquent aussi par la différence d’âge légère 28 ans pour Karina et 32 pour Rody. Nous avons passé de belles soirées dans leur famille, autour d’une parilla (barbecue) locale, sans internet et au milieu des champs. La vie à la campagne nous a totalement séduite… à tel point que Kuba repart avec l’idée d’ouvrir son propre business d’œufs en rentrant !

Christelle

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