L’incroyable richesse naturelle du Costa Rica

POSTED BY   Kuba
21 septembre 2017
Colibri cover

Une fois la frontière terrestre entre le Nicaragua et le Costa Rica franchie, nous nous sommes tout de suite orientés vers Monteverde, une localité située dans la province de Puntarenas, au nord du pays. Monteverde, et plus précisément la ville de Santa Elena, était donc notre premier contact avec le Costa Rica et c’est là que nous avons forgé nos premières impressions sur le pays. Ce qui est remarquable c’est que ces impressions n’ont que très peu varié au cours de voyage et Monteverde représente pour nous une belle métaphore du pays : un endroit touristique mais doté d’une richesse naturelle exceptionnelle.

Mais à quoi cette nature est-elle due ? La réponse à cette question est la situation géographique du pays. Il est situé en Amérique Centrale ou, autrement dit, sur une étroite bande de terre qui s’est formée il y a trois ou quatre millions d’années par le contact de deux plaques tectoniques (plaque des Cocos et plaque des Antilles). Cette bande de terre relie deux géantes masses continentales et sépare deux énormes océans. Il s’agit donc d’un véritable pont biologique et point de rencontre pour la faune et la flore. Plutôt que de vous donner des chiffres sur cette biodiversité (qui sont par ailleurs impressionnants !) nous avons décidé de vous en faire une démonstration en images avec les quelques animaux que nous avons rencontré sur notre route !

NB :
– Tous ces animaux ont être rencontrés en liberté dans la nature !
– Afin de ne pas perturber les tortues lors de leur ponte, les photos étaient interdites. La photo de la tortue verte qui apparaît dans l’article n’est donc pas la nôtre.

 

Le colibri

Colibri

Ne vous fiez pas à sa taille ! Si le colibri a beau être le plus petit oiseau de la planète, il n’en est pas moins impressionnant ! Pour une taille ne dépassant pas 8 cm et un poids maximum de 20 grammes, cet oiseau affiche des statistiques records : entre 500 et 1200 battements de cœur par minute, 60 battements d’ailes par seconde et une vitesse moyenne de 45 miles par heure. Cette rapidité et agilité lui permettent d’ailleurs de réaliser une prouesse unique chez les oiseaux : il peut voler sur place et à reculons. D’ou tient t’il toute son énergie ? Du nectar des fleurs (il visite entre 2000 et 5000 fleurs par jour) auquel il rajoute quelques insectes de temps en temps !

 

Le Toucan

Toucan

Toucan 2

Toucan Aracari

Le Toucan est sans doute la vedette principale du Costa Rica ! Vous pourrez le trouver un peu partout : dans les réserves naturelles ou dans les marchés touristiques sous forme de porte clefs. Cet oiseau est impressionnant par son bec qui peut mesurer jusqu’à 20 cm de long et qui semble démesuré par rapport à la taille de son corps. S’il existe cinq espèces différentes de Toucans au Costa Rica, nous n’avions pu en voir que 3 : le Toucan à Carène dont le bec très coloré ; le Toucan de Swainson dont le bec est sombre en bas et jaune éclatant en haut puis le Toucan Aracari, le plus petit mais peut être le plus mignon.

 

Singe Hurleur :

Singe Hurleur

Ce signe détient le surnom d’hurleur car il est connu pour émettre un cri ou rugissement très particulier. Amplifié par son os hyoïde, son cri peut s’entedre à des kilomètres ce qui en fait un des animaux le plus bruyants de la planète. Si ce cri peut paraître effrayant et donne l’image d’un combat féroce entre deux mâles, il est au contraire utilisé pour éviter cette situation. Le mâle l’utilise en effet pour prévenir un autre groupe de singes de sa présence (et donc marquer son territoire afin d’éviter une rencontre et potentiel conflit) puis pour communiquer avec les autres membres de son groupe.

 

Singe capucin (singe au visage blanc) :

Singe Capucin

Ce singe tient son nom des frères Capucins car son pelage marron foncé et sa tête blanche donne une impression d’habit porté par les moines. Très social, il vit quasiment toujours dans un groupe qui se déplace en continu et peut parcourir jusqu’à 2 kms par jour ! Petit et très mignon, il n’hésitera pas par contre à montrer ses dents et pousser des cris stridents pour vous faire peur si vous vous approchez trop de lui.

 

Singe araignée :

Singe Araignee

Le singe araignée est plus grand que ses deux copains cités plus haut par la taille de son corps mais surtout par celle de ses bras, jambes et queue. Grace à cette dernière, il est aussi bien plus agile! Il l’utilise habilement comme une cinquième patte et n’hésite pas à l’entourer constamment autour d’une branche par mesure de sécurité. On vous donne d’ailleurs le défi de distinguer sa queue sur la photo ci-dessous !

 

Paresseux

Paresseux

Après avoir vu les Koalas en Australie, nous pensions avoir déjà rencontré l’animal le plus chill de la planète. Eh bien, c’était avant de tomber sur les paresseux ! Véritables flemmards, ils dorment entre 12 et 18 heures par jour et se déplacent très lentement, à une vitesse de 200 mètres par heure en moyenne. Il existe au Costa Rica deux espèces de paresseux : les paresseux à deux doigts qui sont plus grands et ont un pelage marron et les paresseux à trois doigts avec un pelage gris. Pour les apercevoir, il vous faudra chercher une boule de poils perchée sur les branches. Il vous sera par contre difficile de le voir de très près car il ne descend de l’arbre que toutes les une semaine et demie et ce… pour faire ses besoins. La rareté de cet acte fait qu’avant de faire sa toilette, son urine et ses excrements peuvent représenter jusqu’à 30 % de son poids !

 

Caïman à lunettes :

Caiman

Le caïman est un peu comme un crocodile mais en version miniature (avec quand même 1m90 en moyenne). Il est aussi moins dangereux pour l’homme et ne vous attaquera jamais, à moins qu’il ne s’agisse d’une femelle qui veut protéger ses petits. Pourquoi à lunettes ? On nous a expliqué que c’était à cause des os de son crâne qui forment comme des petites lunettes. Entre nous, nous n’avions jamais pu les distinguer.

 

Iguane vert:

Iguane Vert

Nous avons été vraiment surpris la première fois que nous avons vu un énorme Iguane posé sur la branche d’une arbre. C’était avant d’apprendre que, contrairement aux Iguanes noirs, les Iguanes verts (qui peuvent d’ailleurs être gris ou de teint orange) vivent effectivement dans les arbres. Il s’y nourrissent de feuilles et d’insectes et profitent du soleil car adorent les températures se situant entre 30 et 40  °C ! S’ils peuvent paraître impressionnants par leur taille (jusqu’à 2 mètres et 5kg) et par leur crête, ils sont totalement inoffensifs pour les hommes. Chose interessante, nous avons également appris qu’un iguane a un troisième « œil », situé au dessus de sa tête entre les des yeux. Il ne leur permet pas de voir, à proprement parler, mais de détecter la luminosité et l’obscurité ce qui les aide à repérer les prédateurs qui veulent potentiellement les attaquer.

 

Tortue verte :

Tortue

Nous avons eu la chance de nous trouver au Costa Rica en pleine saison de ponte des œufs de la tortue verte, ce qui nous a permis d’assister à ce magnifique spectacle sur les plages de Tortuguero. En tout, nous avons vu 5 tortues sortir de l’eau, creuser leurs nids, pondre leurs œufs, refermer les nids et retourner dans l’océan. Si le moment de la ponte est absolument émouvant, la suite l’est un peu moins. Sur les 90 œufs pondus par la mère, seules 2 ou 3 petites tortues arriveront a échapper aux prédateurs et rejoindre l’océan. Chose absolument incroyable : les tortues retrouvent toujours la plage de leur naissance pour pondre leurs œufs, alors même qu’elles peuvent se trouver à des milliers de kilomètres du lieu. Comment font-elles pour retrouver LA plage ? On nous a répondu : l’instinct.

 

Fourmis coupe-feuille :

Fourmis Coupe Feuille

Les fourmis coupe-feuille, égalemement connues sous le nom fourmis champignonnistes, sont des fourmis agricultrices ! Elles se nourrissent en effet d’un champignon qu’elles cultivent à l’intérieur de leur nid à partir de morceaux de feuilles mâchées. L’organisation de ces fourmis est impressionnante : nous avons les fourmis qui portent les feuilles, d’autres qui les nettoient, d’autres qui sélectionnent les meilleures feuilles à l’entrée du nid et le tout est protégé par des fourmis soldats. Toute cette organisation est exceptionnelle et vous pourrez littéralement passer des heures à regarder ce spectacle.

 

Paraponera :

Fourmi balle

Paraponera est un genre de fourmi, plus connue sous le nom fourmi balle de fusil. Elle tient ce surnom à cause de ses piqures qui provoquent des douleurs si intenses qu’elles sont comparables aux douleurs ressentis après avoir reçu une balle de fusil. Hilary, notre guide de la réserve de Tirimbina, a été piquée par celle-ci et nous a décrit la douleur comme absolument insupportable. Chez les indigènes amazoniens, cette fourmi est utilisée lors d’un rite de passage de la puberté à l’âge adulte. Les prétendants doivent plonger leurs mains dans des gants remplis de ces fourmis et prouver leur courage en restant le plus stoïque possible. On a mal pour eux!

 

Vipère de Schlegel :

Vipere

La vipère de Schlegel ; surnommée également la vipère à cils à cause des écailles pointues au-dessus de ses yeux ; était la première vipère que nous voyions en liberté. Même si elle n’a pas réputation d’être agressive, nous faisions pas les malins lorsque nous essayons de la prendre en photo car elle n’hésite pas à attaquer lorsqu’on vient trop la déranger.

 

Tamandua du Mexique :

Mangeur fourmi

C’est surement l’animal de la liste dont nous sommes les plus fiers mais, pour être honnête, nous l’avons rencontré par pur hasard. C’est en effet en levant la tête lors d’une pause dans notre balade dans le parc national de Tortuguero que nos avons remarqué la petite bête bouger. Surpris de le voir en haut d’un palmier, nous nous sommes renseignés par la suite et il s’avère que le Tamandua fait souvent des tours dans les arbres, car c’est là qu’il trouve le plus d’insectes.

Raton laveur :

Raton Laveur

Voir un Raton Laveur nous a tout de suite renvoyé en enfance et plus précisément au moment ou nous étions assis en tailleur devant la télé en train de regarder Pocahontas. Dans la vraie vie, les ratons laveurs sont un peu moins sympathiques que dans le dessin animé : ce sont des petits malins qui adorent voler votre nourriture en profitant d’un moment d’inattention ou en vous l’arrachant des bras. Griffin, un américain de notre auberge avec lequel nous faisions notre balade dans le parc, a d’ailleurs été très surpris par notre intérêt pour cet animal. Pour reprendre ses mots : ‘Je ne comprends pas. Ces bestioles sont pire que des rats, Je les déteste car ils défont toujours mes poubelles’. Nous, on les aime quand même.

 

Le Coati :

Coati

Le Coati est un autre petit rongeur mesurant entre 40 et 60cm et au pelage marron clair. Tout comme son copain le raton laveur, il est très doué pour le vol de la nourriture et n’a pas peur de s’approcher des gens ! Avant d’être photographié, le Coati que nous avons vu s’est tranquillement baladé entre les jambes de personnes assises sur un banc d’un petit café.

 

Lézard Jesus Christ :

Le nom scientifique de ce petit lézard est Basilicus Plumifrons (oui, on dirait un sort dans Harry Potter) mais il est plus connu sous le nom du lézard Jesus Christ. Pourquoi un nom à aussi forte connotation ? A cause de son incroyable capacité a marcher sur l’eau sur ses deux pâtes arrières. Il parvient a réaliser cet exploit grâce a sa rapidité (il peut atteindre une vitesse allant jusqu’à 10km/h) et une bonne combinaison entre un poids relativement léger et une large surface de contact de l’eau avec ses palmes. Nous n’avons pu le prendre en photo, tellement nous étions surpris par ce petit corps en pleine course sur ses deux pattes, mais n’hésitez pas à faire un petit tour sur YouTube pour voir ses exploits!

 

Kuba

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