Les plats typiques du Nicaragua 2/2

POSTED BY   Kuba
8 août 2017
Cover Food Nicaragua

Ceci est la deuxième partie de l’article sur les plats typiques du Nicaragua. Pour la première partie, c’est ici ! Pour les nouveaux plats, c’est juste en bas!

 

Le consistant Nacatamal

Nacatamal

Nacatamal Degustaation

Le Nacatamal est le plat traditionnel dominical du Nicaragua, un peu comme le Poulet Rôti en France ou le Rosół en Pologne. Il est constitué d’une pâte de maïs garnie de viande  (porc ou poulet) , de pommes de terre, de riz, d’oignons, d’ail et de tomates. Le tout est cuit dans une feuille de bananier placée dans de l’eau bouillante pour une durée de 3 heures. Comme sa recette l’indique, c’est le genre de plat qui vous plâtre l’estomac pour quelques bonnes heures. Il est d’ailleurs si consistant qu’il est généralement servi avec un café ou un coca – dont la caféine est censée aider à la digestion. Dans notre cas, on a eu la chance de goûter le Nacatamal en compagnie de nos deux amis Mario et Aerison dans un quartier de Leon dans lequel on aurait jamais osé s’aventurer seuls. Il a été cuisiné par une mamie qui travaille à leur université et a été dégusté dans le salon d’une de ses copines habitant quelques maisons plus loin.

 

Le petit Quesillo

Quesillo

Saviez-vous qu’une guerre entre deux pays a déjà été déclarée suite à un match de football? Et oui, l’histoire a eu lieu en Juillet 1969 après la rencontre des éliminatoires pour la coupe du monde qui opposa le Salvador et le Honduras. Le football n’a bien sur été qu’un catalyseur du conflit mais les deux pays sont entrés en guerre après ce match! Vous devez sûrement vous demander pourquoi on vous parle de ça? Eh bien parce que cet événement nous fait penser au Quesillo. En effet, tout comme le football, la nourriture est censée ressembler les gens mais elle peut mener a un conflit. Dans le cas précis du Quesillo, le conflit porte sur son apparition et ce sont deux villes du Nicaragua, La Paz Centro et Nagarote, qui ne s’entendent pas à ce sujet. Les deux villes affirment en effet avoir été le berceau de ce petit en-cas qui a fini par devenir célèbre et qu’on peut maintenant trouver un peu partout dans les gares ou stations de bus du pays. Si, contrairement à la guerre du Football, ce conflit n’est pas violent, on peut quand même entendre les vendeurs ambulants de Quesillos s’insulter à ce sujet! Quant à l’en-cas lui même, il s’agit d’une petite tortilla garnie d’un fromage crémeux et d’oignons au vinaigre. Sachant qu’il s’agit d’un snack à emporter et étant donne les ingrédients qui coulent rapidement sur vos doigts, le tout est servi dans un petit sac en plastique. Les Nicas le dégustent alors de la manière suivante : ils ferment le sac en plastique en faisant un nœud grossier, mélangent le tout, font un trou dans un des coins du sac avec leurs dents et mangent le tout depuis cette ouverture. On a essayé et à vrai dire, ça change tout !

 

L’intrus, la Pupusa

Pupusa

Pourquoi intrus ? Tout simplement parce que la Pupusa n’est pas un plat Nicaraguayen mais le plat national du Salvador. La seule raison pour laquelle on se permet de l’inclure dans l’article, c’est que nous avons goûté à cette petite merveille à San Juan del Sur, dans le sud du Nicaragua. Tout comme comme pour le Quesillo, l’origine de la Pupusa est contestée et continue à faire débat entre le Salvador et son voisin, le Honduras. Les deux pays avancent des arguments solides, d’ordre étymologique (signification dans les langues des tribus Pipil et Nahua) et archéologique (découverte d’instruments servant à sa production). Les deux ont d’ailleurs demandé des droits d’exportation exclusifs sur ce produit lors des négociations de l’Accord de libre-échange d’Amérique Centrale mais, après deux jours de discussions, c’est le Salvador qui l’a emporté. Pour ce qui est du plat, il s’agit d’une galette de farine de maïs four et accompagnée de Curtido, une salade de choux fermenté (un mélange entre la Coleslaw et le Kimchi). Si c’est à vous que revient le choix de la garniture et qu’il existe beaucoup d’options pour les Pupusas, la Pupusa la plus célèbre reste la Revuelta. Elle est fourrée avec du fromage, des frijoles refritos (haricots rouges frits) et du chicharrón (viande de porc). Quant à la préparation, il faut pétrir une boule de pâte qu’on farcit, qu’on écrase pour en faire une tortilla et qu’on jette sur une plaque chaude. Prix de cette merveille ? Mois d’un dollar.

 

Le plus international Carne Asada

Carne Asada

Le Carne Asada est typiquement le plat qu’on peut trouver dans les Fritangas nicaraguayennes et que l’on trouve un peu partout à travers le pays. C’est le plat le moins dépaysant que l’on ait goûté lors de notre séjour car il est composé d’un morceau de boeuf grillé accompagné d’un Gallo Pinto, d’une salade de chou fermenté, de tranches de bananes plantain frits et d’une tortilla. Le plat n’a rien de surprenant mais le vrai morceau de viande grillé reste plaisant ! Il existe quelques variantes : vous pouvez par exemple opter pour du cerdo (porc) ou du pollo (poulet). Sur la photo, c’est ce dernier que vous pouvez « contempler ».

 

Le doute : Toña ou Victoria?

Tona

 

Victoria

C’est la question que vous allez entendre à chaque fois que vous demanderez une cerveza (bière) dans un bar ou un restaurant. Il existe également une troisième bière Nicaraguayenne, la Premium, mais elle est plus rare et plus chère ce qui fait de la Toña et la Victoria les vedettes incontestables du marché. Comment faire votre choix entre les deux? Ce n’est pas le goût qui va vraiment vous aider car les deux bières sont très semblables. Elles sont en effet toutes les deux produites par CCN (Compañía Cervecera de Nicaragua) et ont un pourcentage d’alcool quasi équivalent (4,6% vs 4,9%). Les deux sont aussi proposées dans les mêmes formats, dont notre préféré reste la bouteille de 1L ! Dans notre cas, nous avons été victimes du Marketing car notre choix s’est porté vers la Toña en raison … d’une étiquette plus jolie. Anecdote intéressante concernant les bières au Nicaragua : lorsqu’elles vous sont servies en bouteilles, les cols de ces dernières sont toujours entourés de serviettes qu’on utilise pour les essuyer avant de boire. Ceci est expliqué par le fait qu’au Nicaragua, on réutilise les bouteilles vides et que les routes sont poussiéreuses donc les bouteilles ne sont pas toujours propres.

Kuba

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