Impressions : Cuba, un pays marqué par l’histoire.

POSTED BY   Kuba
4 décembre 2017
Impressions Cuba

Cuba fait partie des endroits sur cette terre où vous vous sentez réellement dépaysés, des endroits où vous avez envie de dégainer votre appareil photo toutes les 3 secondes. Et ce, pour prendre des scènes de vie qui diffèrent tellement de celle que vous connaissez mais sont le quotidien des gens qui y habitent. Pour nous, Cuba était plein de surprises et malgré notre court séjour, on a eu l’impression d’aller un peu en profondeur dans sa compréhension. On vous livre nos impressions :

 

Les voitures

Voitures a Cuba

En arrivant à Cuba et en voyant ses voitures, vous avez l’impression d’avoir voyagé dans le temps. D’un côté, vous avez les vieilles américaines des années 40 et 50 : Fords, Dodges, Buicks et Chevrolets. De l’autre, vous avez toutes sortes de voitures et motos produites dans les pays ex-communistes: les Ladas produites en URSS, les Fiats 125p et Fiats 126p produites en Pologne puis les Jawas produites en Tchécoslovaquie. Le tout forme un mélange exotique et souligne le contraste capitalisme et communisme avec les imposantes américaines aux carrosseries voluptueuses et les petites soviétiques au design minimaliste et utilitariste. Le plus intéressant est qu’une grande partie d’entre elles ont été traficotées: leurs moteurs ont été changés à plusieurs reprises et leurs intérieurs sont un assemblage de plusieurs voitures. Il vous suffira de poser quelques questions aux propriétaires pour qu’ils ouvrent fièrement les capots et vous montrent des vieux moteurs de Mercedes montés dans leurs Buicks. Notre palme d’or va à un Cubain de Vinales qui, spécialement pour nous, a fait ronronner le moteur de Fiat Uno installé dans sa petite Fiat 126p en faisant un 0 à 100 km/h dans une ruelle.

 

Les deux monnaies

Cuba a deux monnaies officielles. La première est le Peso Cubain (aussi nommé Moneta Nacional ou CUP) qui fonctionne comme monnaie de change locale et n’a pas de valeur en dehors du territoire. La deuxième est le Peso Cubain Convertible (plus connu sous le nom CUC) qui fonctionne comme une vraie devise et qui est indexé sur le dollar américain. Cette dualité monétaire a été instaurée pour se protéger des chocs économiques extérieurs mais elle crée un véritable fossé entre les Cubains. En effet, le taux de change officiel est de 25 CUP pour 1 CUC mais l’accès au CUC diffère selon les régions. Ainsi, une personne hébergeant des touristes pourra gagner 100 CUC par semaine (les touristes ne sont pas censés avoir accès au CUP et paient dont tout en CUC) alors qu’un docteur en hôpital gagnera 250 CUP par semaine (soit 10 fois moins). Depuis l’arrivée de Raul, le gouvernement a commencé à mettre en place des mesures pour réduire ces inégalités et mettre fin à ce système mais il s’agit d’un travail de longue haleine. Les deux monnaies peuvent aussi donner un goût amer aux touristes qui ont l’impression que celle-ci a été créé spécialement pour eux et qui les fait payer plus cher. D’un côté on se dit que c’est normal, surtout étant donné la situation économique du pays. D’un autre, le fossé entre les deux est tellement grand qu’on se sent parfois arnaqués. Pour vous donner en exemple, un petit déjeuner vous coûtera entre 2 et 5 CUC par personne chez l’habitant (soit environ 2 à 5 dollars) mais il ne vous coûtera que l’équivalent de 0,20 CUC en ville, si vous vous débrouillez pour avoir de la monnaie locale. Ce qui nous amène au point suivant…

 

Le différentiel du coût de la vie

Bar cubain

De manière générale, les prix payés par les touristes sont très élevés par rapport au coût de la vie ici. On pourra par exemple vous vendre un cigare à 4 CUC la pièce alors qu’un local, pour le même prix, en achètera 100 (ce n’est pas une exagération ! On a effectivement acheté 25 cigares pour 1 CUC). Pareil pour la nourriture, pour les transports… Ce différentiel hors norme peut laisser un goût amer aux touristes mais il est également compliqué à assumer pour certains Cubains. Kiko et Tomas, les deux Cubains avec lequel nous avons beaucoup échangé et passé du temps, avaient un peu le cul entre deux chaises. Ils critiquaient ce système se sentant un peu mal pour nous et nous donnaient des plans pour voyager moins cher. Cependant, ils le faisaient très discrètement pour ne pas être accusés par les autres cubains de les priver d’un revenu supplémentaire.

 

Les Casas Particulares

Dormir chez l’habitant est le moyen d’hébergement le plus courant à Cuba. En réalité, ce terme est un peu abusé car il s’agit tout simplement d’un Bed and Breakfast qu’on trouve dans les autres pays. Vous sentez d’ailleurs très rapidement le côté commercial du service car à peine arrivés, on vous propose déjà un pack d’excursions ou les repas. Notre ressenti sur les Casas Particulares (c’est comme ça qu’on les appelle ici) est assez partagé. D’un côté, elles constituent une très bonne opportunité pour connecter avec les locaux et leur poser toutes vos questions. Vous découvrez leur quotidien et voyez comment ils habitent. D’un autre, ses propriétaires ne sont pas vraiment représentatifs des Cubains car ont un revenu nettement supérieur à la moyenne. De plus, on a parfois l’impression que les Casas sont une véritable mafia et que leurs propriétaires ont suivi des cours de Marketing tellement ils maîtrisent la vente croisée et additionnelle. En plus de vous héberger, les propriétaires essaient de prendre des commissions sur les autres services qu’ils vous proposent. C’est quelque chose de tout à fait normal mais cela mène parfois à des situations où vous ne pouvez plus vous fier à leurs conseils car vous pouvez être sûrs que la réponse est influencée par leur potentielle récompense. Mis à part ce point, nous avons quand même été très satisfaits de nos expériences en Casa Particulares car nous sommes tombés sur des propriétaires adorables et très accueillants !

 

La gentillesse des gens

Kiko et Kuba

Hormis quelques propriétaires des Casas qu’on trouvait parfois trop axés business (encore une fois, c’est normal, c’est leur métier), nous avons une image excessivement positive des gens à Cuba ! Le contact se crée très facilement et vous vous rendez compte qu’il n’est pas souvent intéressé. Quelques exemples ? Un paysan qui nous accompagne à une grotte à travers ses champs, un autre paysan qui nous prend dans sa calèche en stop ou encore un tour gratuit d’une piscine naturelle lorsqu’on explique au guide que nous n’avons pas d’argent (à cause de l’ouragan, nous n’avions pas d’électricité pendant quelques jours et donc les banques étaient fermées). Une simple discussion ou un bonjour peut très rapidement se transformer en une journée de baignade ou une soirée de Salsa tous ensemble. Magique !

 

Les relations entre hommes et femmes

Voisins a Trinidad

Les relations entre hommes et femmes semblent être compliquées ici. Les Cubains se séparent beaucoup et il ne faudra pas vous étonner si vous entendez parler d’une troisième ou quatrième femme ou d’un deuxième ou troisième mari. Les hommes déplorent souvent la jalousie excessive et l’aspect vénal des femmes (ils disent qu’elles restent tant qu’il y a de l’argent). Les femmes, elles, sont toujours sur leur gardes et déplorent l’infidélité. Par rapport à ça, les jeunes Cubains ne se marient plus.

Rhum et Salsa

Salsa

Les deux ne sont pas toujours liés mais…ils le sont souvent. La cause ? Les Cubains adorent les deux ! Pour ce qui est de la salsa, on pourrait dire que c’est le vrai sport national (avec le volley, la boxe et le baseball). On a l’impression que tout le monde sait danser ici (des plus petits aux plus vieux, qui n’arrivent même plus à marcher) et les Cubains ont du mal à comprendre qu’on ne puisse pas savoir comment faire. Pour eux, tout semble si naturel… On comprend très vite que c’est lié à la musique, qui est omniprésente sur l’île. Dans les voitures, dans les maisons, dans les restaurants, sur les places publiques. Il y en a partout ! Tout comme le rhum ! Ce qui semble normal car à 3 euros la bouteille, difficile de s’en priver !

 

Le communisme

Communisme

Le communisme, ou plutôt ses conséquences, sont sûrement le plus grand choc du voyage. C’est la raison pour laquelle on lui a consacré un article à part. Pour le découvrir, c’est par ici !

 

Kuba

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